En tant que membre actif de l’APPEL MALI et photojournaliste, j’ai eu l’honneur d’assister à une session d’afterwork organisée par Benbere, le 30 juillet 2024, à son siège à Missabougou, Bamako. Cet événement, axé sur la désinformation au Mali, a réuni 15 participants dans le cadre du projet ‘ANDAL Phase 1’, financé par International Media Support. Mon objectif est de partager avec vous un rapport détaillé de cette session enrichissante sur mon site web de photojournaliste.
Contexte de l’Événement
La désinformation est un fléau qui menace la stabilité sociale et politique au Mali, particulièrement dans un contexte de conflit et d’insécurité. Le projet ‘ANDAL Phase 1’ vise à renforcer la résilience des journalistes et blogueurs face à cette menace croissante. La session d’afterwork a permis de créer un espace d’échange et de réflexion sur les défis actuels et les solutions potentielles pour lutter contre la désinformation.
Compte-Rendu des Sessions d’Échange
La session a débuté par une présentation du contexte global de la désinformation au Mali, animée par les facilitateurs de Benbere. Ils ont souligné l’impact négatif de la désinformation sur le processus démocratique, notamment en période électorale, ainsi que son rôle dans l’exacerbation des conflits.
Monsieur Boubakar Sidibé, directeur de publication de la webtv d’information générale https://malibuzz.tv, a pris la parole pour insister sur plusieurs points cruciaux. Il a d’abord souligné que l’intelligence artificielle ne met pas en péril le journalisme, mais au contraire, ouvre une fenêtre d’opportunité pour améliorer le travail des journalistes et des investigateurs. Selon lui, cette technologie peut faciliter la production rapide d’informations fiables, abondantes et variées, rendant ainsi les fake news moins visibles.
Monsieur Sidibé a également mis en avant l’importance de la formation continue des journalistes. Il estime que l’éducation est le problème principal au Mali, et que l’ignorance est le terrain fertile pour la propagation des fake news. En maitrisant leurs outils de travail et en étant bien formés, les journalistes peuvent mieux contrer la désinformation.
Principaux Défis et Perspectives Évoqués
Abdoulaye Guindo, connu sous son pseudonyme « Hama Domo », professeur de philosophie, journaliste, blogueur, et coordinateur national de Benbere, a pris la parole pour dire que l’initiative de réunir les fact-checkeurs en association est en cours et qu’un projet de statut et de règlement intérieur a déjà été rédigé par ses soins. Il a également rappelé que Benbere collabore avec d’autres desks de fact-checking dans la sous-région, ce qui aide dans le processus de vérification de l’information.Recommandations pour Lutter Contre la Désinformation
Conclusion
L’afterwork organisé par Benbere a été une initiative cruciale pour aborder le problème de la désinformation au Mali. En réunissant des professionnels des médias et en discutant de ce problème de société, cet événement a jeté les bases d’une lutte coordonnée contre ce fléau. En tant que photojournaliste, je continuerai à contribuer à cette cause en fournissant des informations vérifiées et en sensibilisant le public.
Facilitateur de l’Afterwork
Le facilitateur de cet afterwork était Monsieur Yacouba Dramé, un enseignant et également fact-checkeur qui est le point focal de Benbere à Mopti. Sa contribution a été essentielle pour guider les discussions et proposer des solutions concrètes pour renforcer la lutte contre la désinformation.